Cameron Jordan
Publié : 04 nov. 2022, 21:37
Ressources
Je n'ai ni les moyens, ni la capacité, ni la volonté d'avoir un(e) esclaveCameron Jordan
54 ans
Américain
Hétérosexuel
Veuf
Riche
dungeonner
Patient
Erudit
Doué
Passionné
Chanceux
Sévère
Querelleur
Risque-tout
Anecdotes
écrire une dizaine d'anecdotes. Les anecdotes sont des détails secondaires de l'histoire, permettant de mieux connaître le personnage. Ex: sa couleur préférée est le bleu
♦ Polémiste convaincu, il déteste les discussions sans opposition.♦ S’il aime se quereller il estime que la violence physique n’a sa place que dans une relation consentie sur le sur le sujet.
♦ Il ne se sent pas particulièrement marqué par les zones de guerre qu’il a visité. Le secret, c’est un psy de qualité.
♦ Il a déjà envisagé de fonder son propre journal mais il n’aime pas les responsabilités afférentes.
♦ Il a une carte de presse assez importante pour lui accorder un bel accès à la maison blanche.
♦ Quand on lui a demandé pourquoi le papier et non la télé il a répondu que n’importe quelle pisseuse pouvait poser une question devant une caméra.
♦ Il a beau taper plus facilement sur les républicains que sur les démocrates, il est apolitique. Ce n’est pas de sa faute si les républicains tendent le bâton pour se faire battre.
♦ Il ne bosse ses photos que sur argentique et à la pellicule, quand il fait ses photos. A l’ancienne.
♦ Il est un fervent partisan de la justice pour tous et donne volontiers un coup de main lors des recours collectifs.
♦ En trente ans, il a gagné pas moins de neuf Pulitzer.
♦ Il est pour l’immigration mexicaine. Et pour cause, son hall d’immeuble n’a jamais été aussi propre depuis qu’il y a un gardien latino…
♦ Même si c’est moche, il estime qu’il n’y a rien qu’un billet ne puisse arranger. A part la vérité.
Histoire
écrire votre histoire sous formes de tiret. Cela vous permet d'énumérer différents évènements du passé de votre personnage nous permettant de mieux le connaître
17 Décembre 1966, les USA et l’URSS sont en pleine guerre froide, Lyndon B. Johnson était président depuis trois ans, les Dodgers n’avaient pas encore été détrônés, et pire : le Superbowl n’avait encore jamais été disputé.Voilà un peu l’enfer pour les jeunes. Voilà l’enfer des américains. Ah oui, bien sûr. Et surtout cela faisait onze ans que notre glorieuse patrie essayait de faire comprendre aux Nord-Viêt que les cocos ce n’était pas beaux. Quel bourbier ce truc…
Bref, je m’égare. Du coup, oui, ma famille. Alors. Eh bien, c’est assez simple : enfance dorée. Chose assez classique ici et là, j’en suis sûr, mais bon, autant ne pas vous dire de connerie hein. J’étais le dernier d’une famille de cinq enfants, tous très chrétiens dans ce monde de brutes. Père était le directeur générale (CEO) de la zone nord-américaine d’une firme pharmaceutique très connue. En conséquence, notre mère, ou du moins, la mienne, qui était la deuxième femme de mon père, se contentait de dépenser l’argent que père gagnait et accessoirement de s’isoler avec le jardinier tout en me faisant promettre de ne rien dire à papa. Après… j’aurai pu en vouloir, mais si on y réfléchit… je comprends un peu sa situation. Et sans jugement aucun maintenant. Je lui ai pardonné. Au fond, elle l’avait épousé pour de l’argent, et je comprenais qu’elle, avec ses trente ans de moins, ex-mannequin lituanienne venue pour la carte verte, supporte de moins en moins de fréquenter mon père et de préférer le beau Luis qui taillait ses rosiers.
Je n’ai jamais été très proche de mes frères et sœurs, qui ont toujours considéré ma mère comme une étrangère, du coup, forcément… mais je ne vais pas m’en plaindre. Au fond, j’ai eu une enfance un peu choyée tout de même. Et regardez aujourd’hui où j’en suis… si ça, ce n’est pas vraiment de la réussite… eh bien je ne sais pas ce qu’il vous faut.
J’ai toujours été un gamin curieux et avide d’apprendre. Je me voyais, petit, devenir explorateur, encouragé par ma mère à vivre un peu dans la lune, dans mon monde. Et puis elle disait que je serais un très grand explorateur si je voulais l’être, et prenait le temps alors en général de me raconter des histoires sur son pays d’origine. Bon, par contre, une fois plus vieux, mon père imposa quand même ses conditions à ma « liberté ». Étant son fils benjamin, je n’aurai jamais de responsabilités. Caser cinq enfants auprès de ses partenaires commerciaux, c’était un peu beaucoup. Du coup, et voyant le trop plein d’influence de ma mère, il me donna alors comme seule obligation d’être diplômé d’un master d’une bonne université (ce qui résumait à quatre ou cinq universités dans tout le pays). Du coup, ce fut Harvard, des études de droit ; et je pense qu’à l’époque, mon père avait envisagé que je veuille en fait, faire mon droit pour entrer dans un cabinet d’avocat, ou tenter la voie royale de la politique par le bureau du procureur…
Ni l’un ni l’autre. Pour ainsi dire, sitôt les études finies, et comme le laissait entendre ma plus que courante participation au Harvard Crimson, et même, en dernière année, mon poste de rédacteur en chef adjoint.
Autant vous dire que mes études de droit n’étaient clairement pas mon objectif principal et c’est clairement de justesse que j’ai obtenu mon diplôme.
Grace à mon expérience au sein du Harvard Crimson, j’ai commencé à travailler pour le Washington Post. Un an après, je profitais de la maladie d’un collègue pour publier un article qui, s’il ne fit pas la une, eut un joli succès, un article sur l’invasion du Koweït, et c’est grâce à cela que je fus dépêché auprès des forces armées l’année suivante, pour suivre la fin de l’opération bouclier du désert et l’opération tempête du désert. Ma suite de papiers me fit obtenir, à l’âge de 25 ans un prix Pulitzer !
Et surtout, c’est avec ça que commença ma première carrière, celle de reporter de guerre. Pendant les dix ans qui suivirent je me rendais dans différentes zones de conflit, revendant les photographies et écrivant des papiers en parallèle. J’ai vu de près les indépendantes slovènes et croates contre les serbes, la guerre civile sierraléonaise, la Tchétchénie, la révolte du Chiapas, le Kosovo, la Palestine, et ce, uniquement dans les années quatre-vingt-dix. C’est d’ailleurs sur le terrain que j’ai rencontré ma femme. Elle travaillait comme infirmière durant le conflit au Kosovo. Américaine elle aussi, qui servait parmi les troupes auxiliaires envoyées par l’OTAN. Nous nous mariâmes l’année suivant et je continuais encore quelques années, et trois Pulitzer en plus avant de finalement subir un drame, mon seul grand drame dans ma vie. C’était pendant que nous étions, elle m’assistait, au Soudan. Le groupe que nous suivions fut prit en embuscade et je ne survécus que de justesse. Nous fûmes séparés et je ne la revis jamais… j’ai passé cinq ans à la chercher, et coin autres à tacher d’avancer sans elle. Ce fut sans doute le plus gros creux dans ma carrière et ce qui m’encouragea à arrêter de me mettre en danger sur les champs de bataille et sur les zones de guerre.
J’ai commencé alors à me ranger, continuant à publier, sans réellement appartenir à un journal, ; beaucoup en pigiste. Avec un bon intermédiaire, je trouvais toujours preneur. Parfois, j’avais même des commandes de journaux, principalement américains, mais pas nécessairement toujours. Parfois je travaillais avec des journaux et magazines plus divers, notamment, aussi, au royaume uni. Ma plume se vendait plutôt bien.
Cela fait bientôt un an que je suis embauché au New York Times. J’y ai une bonne place, une publication régulière assurée, et je suis assez libre de mes sujets. Enfin, dans une certaine mesure. On ne m’autorise qu’un certain nombre de caprices sur le sujet par jour.
En parallèle, mon rédacteur en chef m’a conseillé de travailler sur un livre sur mon expérience de photographe de guerre, et puisque le psy que je paye une fortune me conseille la même chose, alors je préfère suivre son avis. J’y travaille doucement…
Ah oui, je vous ai dit que j’étais aisé, mais la paye de journaliste n’est pas extra… c’est juste que je profite largement de l’héritage paternel, des actions et obligations judicieusement sécurisées qui rapportent joliment chaque année. Donc oui, j’ai une fortune réelle. C’est bien, avec ma mère, tout ce qui me reste de la famille, puisque j’ai perdu contact avec mes frères et sœurs… en même temps… disons que leur tentative de contestation d’héritage a fini de nous mettre en froid. Ils n’ont pas aimé que j’obtienne ce que j’ai obtenu… je ne pensais pas qu’il était si fier de moi, d’ailleurs. Il ne me l’a jamais dit, mais ses actes… disons que je l’ai compris. Et du coup, ils ne me l’ont jamais pardonné… je ne leur en veux pas.
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